Hier :
Selon une légende (racontée au XVIIè S.), le comte et les habitants auraient imploré Saint Paul au moment du passage des normands dans la région vers 881…une nuée miraculeuse aurait alors caché la ville aux yeux de ces farouches guerriers…en remerciement, elle aurait pris le
nom du Saint…
En fait l’origine de la ville reste encore inconnue. Au Xè s., si Saint Pol existait, ce n’était qu’un village, blotti dans la vallée autour de son église, au pied d’un donjon féodal occupé peut être par un comte de Ternois. Les premières mentions écrites concernant le bourg et son château datent du XIè s.Au Moyen Age, le bourg a pour nom Saint Pol, et la rivière « La Thena » ; du XVIè au XVIIIè siècle, on trouve St Paul en Ternois, ou en Artois; en 1792 : Ternois Libre ; enfin, en 1801, St Pol sur Ternoise.

Au début du XI ème siècle, la ville se dénommait CASTRO QUOD DICITUR SANCTI PAULI (château qu’on appelait Saint-Paul). Un castrum est bâti sur le premier emplacement de la motte. Nous sommes entre 1030 et 1050. Il est peu de cités qui aient été comme notre ville continuellement désolées par les guerres.
C’est Baudouin de Flandre qui l’assiège en 1117. En 1119, c’est Charles Le Bon qui s’en empare, et la réduit en cendres. Les Campdavène réédifieront le château.
Les Châtillon fortifieront la ville au XIII° siècle, mais les fortifications ne seront jamais terminées dans le secteur ouest, protégée seulement par la rivière (Rue de la Calandre), ce qui causera sa perte.
En mars 1202, le comte Hugues V de Châtillon offre à la cité sa Charte Communale (première notion de burgus ). En 1226/1229, il décide de construire des fortifications nouvelles pour la cité et le château.
De 1433 à 1475, Louis I er de Luxembourg dirige le comté de Saint-Pol. Il est aussi Connétable de France. En 1463, il est soupçonné par Louis XI d’avoir négocié une entente entre les ducs de Bourgogne et de Bretagne. Il sera jugé pour haute trahison et décapité en décembre 1475 sur la place de Grève à Paris. Louis XI confisque alors les biens de la famille comtale.
Les familles de Bourbon et d’Orléans succèderont aux Luxembourg mais sans plus aucune autorité
Après la mort de Louis de Luxembourg, en 1475, le château n’est plus habité par les prochains comtes. Le comté a perdu tout son prestige. François Ier disait : « Qui tenait Saint-Pol, tenait les Flandres ». Aussi des pourparlers étaient en cours. Le comté de Saint-Pol serait occupé par les troupes françaises. Mais Charles Quint ne voulut pas perdre son influence sur ce territoire.
En 1537, la ville est assiégée par les troupes impériales de Charles Quint. Saint-Pol sera sous l’autorité espagnole jusqu’au traité des Pyrénées en 1659. Le Ternois et l’Artois sont rattachés au Royaume de France.
En 1582, les Français viennent brûler une partie de la ville. En 1593, les Espagnols pillent et molestent les habitants. En 1658, c’est une incursion du gouverneur d’Hesdin qui met le feu à la ville.
En 1659, par le traité des Pyrénées, Louis XIV reçoit l’Artois. Le comté de Saint-Pol est irrévocablement réuni au royaume de France.
En 1748, naissance à Amettes de Benoît-Joseph Labre ; aîné d’une famille nombreuse, le futur saint passe une partie de son enfance dans le Ternois. Décédé en 1783.
Le général baron Bacler d’Albe naît en 1761 à Saint-Pol ,il devient le cartographe de Napoléon.
Le comte de Saint-Pol, Charles de Rohan, vend le comté au lieutenant général de la Sénéchaussée, de Corbehem en 1787.
A l’époque révolutionnaire, une partie de la population adopte les idées nouvelles ; une Société Populaire se fonde pour propager les idées républicaines et anti-religieuses : les églises et les chapelles de Saint-Pol sont détruites, exceptée la chapelle des Carmes devenue le siège de la Société populaire et la chapelle des Sœurs Noires (le musée municipal) transformée en prison.
Un ami de Robespierre, Joseph Lebon, mariée à une Saint-Poloise, fait régner la Terreur (nombreux guillotinés du Ternois à Arras) avant de tomber lui-même, victime de la réaction Thermidorienne.
Cf. « Le district de St Pol de thermidor à brumaire », « La terreur dans le district de St Pol : 10 août 1792 », Georges SANGNIER
Le district de Saint-Pol est fondé en 1790, comprenant les cantons d’Aubigny, Fleury, Framecourt, Frévent, Magnicourt-sur-Canche, Monchy-Breton, Pernes, Saint-Pol, Saulty. Ce district est remplacé par un Arrondissement en 1801. Saint Pol devient une sous-préfecture.
Le Directoire est une période de difficultés de toutes sortes contre lesquelles le pouvoir est trop souvent impuissant. Le Consulat, qui restaure durement l’autorité, apparaît comme un gouvernement réparateur et réorganisateur.
La religion catholique est rétablie par le Concordat.
La ville a 3000 habitants environ.
En 1838, on fonde le collège Saint Louis (de Gonzague). Ouverture du musée et de la bibliothèque municipale.
Il y a 3300 Saint Polois cette année-là.
En 1875, le chemin de fer Arras – Étaples traverse le Ternois ; un nouveau quartier se crée au sud de la ville.
En 1880, la ville compte 3900 habitants.
Le 01 er octobre 1895, le Collège Communal installé dans les anciens bâtiments des Sœurs Noires, monte à « Calimont », en haut de la route de Béthune. L’hôtel de ville prend la place du collège dans les locaux des Sœurs Noires.
Durant la guerre de 1914, la région de Saint-Pol est voisine du front et constamment occupée par les troupes françaises et alliées. Foch a son quartier général à Cercamp (Frévent) et loge à Brias pendant la bataille d’Artois en 1915.
La sous-préfecture, créée en 1801 et logée en 1885 sur le boulevard Gambetta, est supprimée en 1926.L’arrondissement est rattaché à celui d’Arras.
En 1930, Saint Pol a 4700 habitants.
De 1940 à 1944, la région paie de nouveau un lourd tribut à la guerre. La gare sert de transit des trains militaires allemands. La gare et les voies sont bombardées en 1943 et 1944 : 53 victimes civiles de ces bombardements.
Après cette guerre, un nouveau plan d’urbanisme est adopté : reconstruire un hôtel de ville, une église, ses maisons. La zone industrielle fut construite dans les années 1960.
En 1962, 5744 personnes vivent à Saint-Pol.
La nouvelle gare (l’actuelle) est reconstruite et inaugurée le 23 septembre 1965, englobant le blockhaus allemand indestructible.
En 1964/65, signature du jumelage entre Saint Pol et Warstein (Allemagne).
En 1968, 6014 habitants.
En 1980, signature du jumelage entre Saint Pol et Hebden Bridge (Angleterre).
Cf.« Un tiers de siècle de jumelage », Sylvain MACREZ, 1997.
Au recensement de 1999, la ville compte 5548 habitants.

HISTORIQUE DU MUSÉE MUNICIPAL
Se sont installées au début du XV ème siècle des Franciscaines habillées de noir, que l’on dénomma tout simplement les « Sœurs Noires » . Leur vocation était de venir en aide aux pauvres et aux malades. Leur couvent et leur chapelle furent plusieurs fois détruits et rebâtis. La chapelle actuelle date de la seconde moitié du XVIII ème siècle et, elle est inscrite sur l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques de 1945.
La chapelle actuelle date de la reconstruction de 1751 à 1767. C’est un bâtiment de pierres, briques avec un soubassement en grès, un très beau clocher et un porche d’entrée soutenu par deux pilastres d’ordre dorique. Dans la niche, au-dessus du porche, la statue moderne de Saint-François d’Assise replacée en mai 1996, bénie par le doyen Gabriel BERTHE. Le concepteur de la statue est Claude DARQUE.
Les Sœurs Noires quittent la chapelle à cause de la Révolution. Alors elle va servir à de multiples usages.
La Société Populaire Locale convertit la chapelle en salle de réunion et le couvent devient une prison.
Plus tard, un grenier à fourrage, puis à pain.
Ou encore l’Administration des Tabacs qui cause beaucoup de dégâts.
Bruno DANVIN (1808/1868, médecin des épidémies, fondateur de la bibliothèque et du musée, Maire de Saint-Pol de 1849 à 1850) intervient en 1842, sans succès. Après la mort de M.DANVIN, il y a eu plusieurs déménagements, des dilapidations. En 1887, une partie des œuvres fut vendue aux enchères !
Il y a une salle de concerts à l’étage, et un dépôt des pompes à incendie au rez-de-chaussée. L’escalier est construit en 1898. En 1904, Edmond EDMONT ( 1849/1926, écrivain, journaliste, linguiste, philologue, Maire de la ville de 1918 à 1925) réussit à sauvegarder une partie du patrimoine en l’installant dans la mairie.
En 1960, on pose une ceinture de pierres pour soutenir la corniche à la base de la toiture.
En 1967/69, ouverture du musée.
En octobre 1991, la section « archéologie » est inaugurée.
La chapelle connaît ensuite deux restaurations : en 1995, réfection complète de la bâtisse historique et rénovation de la toiture en 2002.
HISTORIQUE DE LA BIBLIOTHÈQUE MUNICIPALE
Au XIX ème siècle, Bruno DANVIN a rassemblé tous les documents possibles en faisant appel à la générosité de tous. La ville et le gouvernement ont gratifié la bibliothèque d’ouvrages considérables. En 1867, les ouvrages sont répertoriés dans un premier catalogue, puis en 1880, dans le supplément de ce catalogue.
A la mort de monsieur Danvin, la bibliothèque possède 2050 ouvrages. Le catalogue paraît à la mort de son fondateur.
Les ouvrages déposés entre 1880 et 1900, s’ils sont numérotés, ne sont plus catalogués.
En 1869, la bibliothèque est transférée en partie au premier étage de la maison de monsieur PLANQUE, située rue de Béthune. Une autre partie des collections (musée et bibliothèque) est dans les greniers de l’hôtel de ville. De 1790 à 1887, la mairie est installée sur la place Leclerc (actuellement la BNP).
En 1943, les bâtiments abritant la mairie (chapelle des Sœurs Noires) et les services annexes de la ville sont détruits par les bombardements. Les ouvrages récupérés sont entreposés dans des bâtiments vétustes.
En 1976, Noël DUWAT entreprend la remise en état et en ordre de la bibliothèque.
M.PIGNION, député maire de Saint Pol, décide en 1978 la réinstallation dès que les locaux de la rue Oscar Ricque l’eurent permis.
Sous la direction de Noël DUWAT, la meilleure remise en état possible des ouvrages a été effectuée, les séries reconstituées, le classement et la numérotation rétablis à des catalogues anciens retrouvés.
En 2005, la bibliothèque de Fonds Ancien possède 12205 volumes.

LES ARMES DE ST POL SUR TERNOISE
Sur les champs de bataille, il fallait se reconnaître entre combattants car les armées ne portaient pas d’uniformes. Alors naissaient les « devises » et les « armoiries ».Elles étaient héréditaires et nommées « armoiries » parce qu’elles se portaient autrefois principalement sur le bouclier, sur la cuirasse, sur les cottes d’armes, et qu’elles tirent leur origine des armes.
Le bouclier était fait de pièces de métal, et de bois recouvert de cuir : ce cuir, peint de diverses couleurs, ou « émaux ».
Le Hérault est le spécialiste des armoiries ; il accompagnait le seigneur pour l’aider à identifier les soldats.
GERBE D’AVOINE D’OR SUR FOND D’AZUR
Famille comtale des CAMPDAVENE de 1067 à 1205.
Azur : bleu
Or : jaune
DE GUEULES A TROIS PALS DE VAIR SUR FOND ROUGE CHARGE D’UN LAMBEL A TROIS PENDANTS D’AZUR
Famille comtale des CHATILLON de 1205 à 1360
Gueules : rouge
Pal : pièce honorable placée au milieu de l’écu, dont elle occupe le tiers en largeur. Va perpendiculairement du haut du chef de l’écu au bas de la pointe.
Vair : fourrure consistant en points blancs sur fond noir (c’est le contraire de l’hermine bretonne : noir sur fond blanc).
Le lambel a été rajouté par Guy IV de CHATILLON en 1292 quand son frère Hugues VI choisit le comté de Blois et prend avec lui le blason de la famille.
Lambel : brisure dont les puînés chargent en chef les armes de leur maison, et qui consiste en un bâton péri en fasce, d’où pendent les « denticules » (qu’on nomme aussi « gouttes » ou « pendants ») ordinairement au nombre de trois, parfois de cinq.
D’ARGENT AU LION DE GEULES
Famille comtale des Luxembourg de 1360 à 1482.
Le blason est surmonté d’une couronne de fortifications pour évoquer le droit à la défense du bourg suite à la charte communale de 1202.
Deux Croix Militaires avec deux citations : 1914-18 et 1939-45.
Après la Première Guerre Mondiale, les Armes de la ville sont entourées de laurier (à droite), qui est signe de victoire, de gloire ainsi que de chêne (à gauche), qui est le courage, la force.
LES MAIRES DE LA VILLE DE SAINT POL SUR TERNOISE
HERMAN Emmanuel 1790-1791
LANNE Marie Lamoral 1792
WALLART Dominique 1793
MIENNEE Procope 1793
DEBRET Valentin An II – An III
LECLERCQ DANVIN Jean-Noël An III
JOANNE François An IV
DUFLOS Nicolas An V
JOANNE François An VI – An VII
THELLIER Henri An VIII
GRAUX Augustin 1800-1803
DAVERDOINGT Ignace 1803-1815
DE BELVALET Henri Charles 1815-1821
DE CORBEHEM Bernard 1821-1825
DAVERDOINGT Ignace 1825-1831
BORNAY Jean-Baptiste 1831-1845
GENELLE Jacques 1845-1846
CRESSENT Louis 1846-1848
BORNAY Jean-Baptiste 1848-1849
HÉROGUELLE Ange Dampierre 1849
DANVIN Bruno 1849-1850
LEMOINE Henri 1850
GENELLE François 1850-1851
DETAPE Henri Charles 1851
GRAUX Fortuné 1852-1858
LAVOISNE Charles 1858-1860
DETAPE Victor 1860-1863
GRAUX Fortuné 1864-1870
MAILLARD Gustave 1870-1871
PLANQUE Émile 1871-1886
HÉROGUELLE D’AMIENS A-V 1886-1904
RODEN Ildefonse 1904-1918
EDMONT Edmond 1918-1925
LEBEL Louis 1925-1944
RICQUE Oscar 1944-1953
DUPREZ Lucien 1953-1959
BONNEL Pierre 1959-1965
PIGNION Lucien 1965-1989
CACHERA Rémy 1989-1992
LOUF Maurice 1992-1995
VASSEUR Philippe 1995-2000
PÉPIN Jean 2000-2001
LOUF Maurice 2001-2008
HENIART Yves – 2008-

Pourquoi avoir construit un château fort sur ce site ? Grâce à un abrupt dominant l’ancien cours de la Ternoise, à la forêt et à cette situation en hauteur.
Le château fut construit entre 1030 et 1050.
Une motte formée de mains d’hommes est élevée à plus de 30m au-dessus du plateau. C’est une motte défensive ; ce genre de mottes apparaît au XI° siècle à la naissance des seigneuries. ROGER , premier comte de Saint Pol, va dresser une tour en bois , ou donjon Le donjon s’élevait, soit sur le point le plus élevé pour dominer les environs, soit à l’endroit le plus faible pour le renforcer. Une fosse est creusée autour de la tour et des palissades de bois l’encerclent. Un pont-levis permet d’y avoir accès. Cette première motte se situe su le site du Château vieux à son extrémité.
Sous Hugues III de CAMPDAVÈNE, la tour en bois devient une tour carrée en pierres de 12 mètres de côté, et le fossé est creusé. C’était entre 1120 et 1125.
En mars 1202, la ville obtient la charte communale sous Hugues IV de CAMPDAVÈNE.
Hugues IV a assisté au mariage du roi de France, PHILIPPE-AUGUSTE et l’a accueilli au château en 1194. Il l’a accompagné en Terre sainte. Il fonde en 1190 l’hôpital de Saint-Pol puis, meurt de la goutte à la IV° Croisade en 1205.
Hugues V de CHÂTILLON, comte de Blois, Grand Bouteiller de Champagne, remplace la tour carrée par la tour plombée. En 1244, il ceinture la ville de remparts.
Les LUXEMBOURG sont connétables de Saint-Pol au XIV° et XV° siècles. Plusieurs des Luxembourg sont connétables de France, Bouteillers (officiers chargés de l’intendance du vin à la cour du roi, prince, etc.) ou Chevaliers de la Toison d’Or.
Pourtant ils se rangent du côté anglais lors de la bataille d’Azincourt en 1415.
Le fossé est creusé avec les CAMPDAVÈNE entre 1120 et 1125.
Le château vieux sert de basse-cour, de lieu de stockage, d’écurie. Et le château neuf est la résidence du comte. Parmi des cours pavées se dressent 2 tours: la tour du Donjon, le logis du comte (dans le coin). Elle est composée au rez-de-chaussée de 2 garde-robes. Chacune des deux donne accès, par un escalier à vis, à la chambre du Seigneur et à une autre garde-robe à l’étage.
Chaque garde-robe possède des latrines ou retraits, nombreux dans le château. Ces retraits étaient munis des derniers perfectionnements de l’époque, avec couvercle suspendu par deux cordelettes.
La tour plombée , d’autre part, où se faisait le guet.
Ces 2 tours, ainsi que la tour d’ardoises (6m de haut), étaient les sentinelles de ces lieux toujours menacés donc, toujours placées aux endroits les plus importants de la défense.
Les 2 corps de logis ( la salle des Prayaux et la salle des parements ) construits en pierres de taille sont à 2 étages. Et il y avait des galeries couvertes le long des bâtiments qui desservaient les parties importantes du château. Les galeries furent rajoutées sous les Luxembourg.
A droite des chapelles, la salle des Prayaux qui possédait un escalier descendant dans la cour d’honneur et où se trouvaient les appartements. De grandes personnalités ont logé au château, tels que le roi de France, LOUIS XI ou encore les ducs de Bourgogne, Edouard III en 1355, Edouard IV en 1470. Il fallait les loger dans un endroit convenable.
A gauche, le corps de logis composé de la salle peinte longue de 30 mètres et large de 12 mètres. A son bout, la salle basse = la salle des gardes . A l’étage, la salle d’apparat qui est salle de réception .
Il y a 2 chapelles construites au XIII° siècle à la place de la collégiale descendue en ville. La plus grande est la chapelle Notre Dame (12m sur 8m), et la petite, la chapelle Sainte Catherine restaurée au XV° par Waleran de Luxembourg (3° grande génération des comtes de Saint Pol). Selon la légende du Miracle des Ardents, la Vierge serait apparue à cet endroit.
Sur la motte, on peut distinguer les fondations de la tour carrée qui fut construite au XII° siècle avant la tour plombée et après la tour en bois de Roger. Cette tour carrée était large de 12m et faite de grès et de silex.
Hugues V a ensuite décidé de détruire cette tour pour en faire une ronde, la tour plombée parce qu’elle a une terrasse de plomb.
Elle avait un diamètre de 13m et des murs de 3m d’épaisseur. Épais, ils ne pouvaient ainsi pas être abattus du premier coup car on utilisait des armes redoutables à l’époque : catapulte, mangonneau, trébuchet, bélier…
L’épaisseur des murs était donc importante, ce qui permettait l’existence d’un chemin de ronde. A l’intérieur de la tour, se trouvaient les prisons.
La tour était haute de 15m environ ; elle était décentrée, elle n’était pas superposée au carré de la tour précédente. Elle surplombait le fossé ; elle pouvait alors porter à 50m le sommet de sa couronne, la motte s’élevant à 30m au-dessus du plateau. Les guetteurs se trouvaient au sommet avec une serpentine pour défendre la tour.
La glacière , 3m de long et 4m de profondeur.
La tour au Paon se trouvait près du fossé ; se tenait à côté d’elle la tour aux Comptes. Ces deux tours, ainsi que les bâtiments intermédiaires, servaient de salles de casernement pour la garnison. Les soldats et les chevaliers vivaient dans cette partie du château, ils avaient des sanitaires et des cuisines. Ils étaient 2 hommes d’armes et de 12 à 24 soldats suivant les périodes. Le Sénéchal possédait ses propres quartiers avec chambres, cuisine et petite salle. Lorsque le comte était absent, c’était lui qui dirigeait la cité.
Ils avaient 13 couleuvrines et 2 serpentines pour défendre la cité . Une serpentine sur la tour au Paon et la grande serpentine sur la tour plombée.
Sous la passerelle, se trouve une voie pavée et protégée sur ses flancs. L’entrée du château se trouvait à cet endroit, entrée à double porte flanquée de 2 tours. Elle avait un pont-levis qui enjambait le fossé. Le pont-levis traversait le fossé pour aller au Château Vieux.
Le 24 septembre 1979, le fossé du château, les vestiges et le site du Château Vieux sont inscrits sur la liste supplémentaires des Monuments Historiques.